Faits divers aux Forges de l'Adour...
Voici quelques délits commis à l'usine retracés dans la presse locale :
Courrier de Bayonne : article du 21 avril 1898
"Le sieur Vincent Ferré, manoeuvre aux Forges de l'Adour, a déclaré à la gendarmerie que, le 15 avril dernier, on avait fracturé la serrure de son placard, à l'usine, et on lui avait enlevé de la poche de son gilet, une montre d'argent avec chaine ; une enquête est ouverte".
Courrier de Bayonne : article du 22 décembre 1898
"Pendant la nuit du 19 au 20 courant, des malfaiteurs, ont, à l'aide d'un crochet en fer retrouvé sur les lieux, fracturé deux placards situés en dehors du chantier de la fonderie, aux Forges de l'Adour, et emporté divers outils, quatre marteaux, une petite masse, une lime plate, ainsi que deux lampes à huile.
La gendarmerie, prévenue, a commencé une information".
Courrier de Bayonne : article du 27 décembre 1898
"Le vol de deux poteaux de mines, commis le 15 décembre que les quais de l'Adour, au Boucau, vaut un emprisonnement de 15 jours à Cepéro C... âgé de 66 ans, manoeuvre".
Courrier de Bayonne : article du 27 décembre 1898
"Sans se douter qu'il était épié par deux gendarmes, Jean B... 38 ans, manoeuvre au Boucau, s'approcha, le 28 octobre dernier de l'un des wagons garés sur la voie du chemin de fer des Forges de l'Adour, prit un poteau de mine et le chargea sur son épaule, pendant qu'à peu de distance, Jacques P... 35 ans, manoeuvre, faisait le guet.
Tous les deux furent arrêtés séance tenante. Ils s'entendent infliger un emprisonnement de 6 jours".
Courrier de Bayonne : article du 2 avril 1900
"Monsieur Hugon, ingénieur aux Forges de l'Adour, constatait, depuis quelques temps, dans divers chantiers de l'établissement, la disparition d'une certaine quantité de bronze.
Hier dimanche en se promenant dans le pignadar attenant à l'usine, il remarqua que du sable avait été fraîchement remué et qu'on avait amoncelé des branches de pin sur le sable.
Poussé par la curiosité, il écarta les branches, fouilla le sable et découvrit un sac de toile rempli de lingots de bronze ayant servi.
Monsieur Hugon alla mettre la gendarmerie au courant de sa découverte.
Une surveillance fut organisée à l'endroit indiqué et elle amenait, peu après, l'arrestation d'un nommé Jean Marie Rozes, âgé de 30 ans, chaudronnier aux Forges et domicilié à Tarnos, qui reconnut avoir, à diverses reprises, volé du bronze pour une valeur d'environ 475 fr et en avoir notamment vendu dernièrement 300 kilos à raison de 15 fr 30 le kilo, à un fondeur de Bordeaux qui, par lettre du 30 mars, avait accepté ses offres".