Le quartier des Forges s'embrase (suite) ...

Publié le par adolphine

Article du Courrier de Bayonne : le 24 juillet 1894


Incendie de l'usine Portland Laitier (suite)


Une douzaine d'hommes de la Compagnie des sapeurs pompiers, le capitaine commandant la compagnie, le lieutenant, quelques sous-officiers les accompagnèrent.
Un bataillon du 49ème de ligne avait également été dirigé sur Tarnos.

Dans la soirée, bien que très énergiquement combattu, le feu gagna le dépôt de charbon de M. d'Orbigny, de La Rochelle, voisin d'un hangar adossé à l'un des murs de l'usine, lequel hangar s'était mis à brûler.

Le capitaine du vapeur "Océan", M. Conan qui avait dû, l'après-midi, mettre son navire à l'abri des flammèches qui pleuvaient de toutes parts en lui faisant quitter son mouillage pour prendre le marge de la rivière, ramena le vapeur à quai et avec la pompe du bord, noya les briquettes; une centaine de tonnes environ avaient été consumées.
On a beaucoup remarqué en cette circonstance le dévouement dont M. Conan a fait preuve.
Grâce au zèle de tous, les bâtiments des bureaux de l'usine et les machies qui s'y trouvaient, ainsi que le four à chaux ont été préservés des atteintes des flammes.

Les pertes dépassent 200 000 fr. La Compagnie du ciment Portland-Laitier qui a son siège social à Grenoble, avait assuré l'usine pour une somme de 300 000 à 400 000 frs à l'agence grenobloise de la compagnie L'Union.

Il y a eu à regretter, dans la journée un accident de personne : au moment où le toit de l'établissement s'effondrait au milieu de gerbes d'étincelles, un jeun contremaître, M. Sébie qui se trouvait sur un mur à la hauteur approximative de 2 mètres, fit un mouvement instinctif de recul et tomba : dans sa chute, malheureusement il se cassa une jambe. On le transporta immédiatement chez lui.


                                                                                      à suivre...

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Publié dans Faits-divers

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