Fête aux Forges de l'Adour...

Publié le par adolphine

Le Courrier de Bayonne relate dans son édition du 18 septembre 1888 la fête de Saint Eloi célébrée par l'usine des Forges...

"Les Forges de l'Adour ont cette année, comme les années précédentes, célébré la Saint Eloi d'une façon digne d'elles. Dès samedi soir, des salves d'artillerie, l'illumination des voies publiques, une brillante retraite aux flambeaux annonçaient l'ouverture de la fête.

Le lendemain à 9 heures et demi, après un grand défilé conduit par la fanfare boucalaise, avait lieu sous le hall du laminoir à fil d'acier, une messe solennelle.

Le hall avait été paré, à cette occasion, avec une habileté charmante. Deux artistes de haut mérite se sont fait entendre durant la cérémonie religieuse : M. Bruyant, premier soliste hautbois de l'opéra comique et notre compatriote Gabaston, qui est toujours avec plaisir de nos réjouissances locales. L'un et l'autre ont fait preuve, à leur habitude d'un talent qui mérite tous les éloges et qui n'avait d'égale, en l'espèce, que leur bonne volonté.

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Les courses de vélocipèdes, auxquelles étaient conviés tous les meilleurs champions de la région avaient groupés l'après-midi, autour de très curieux vélodromes circulaires, une foule compacte.

Les épreuves présentaient toutes, au reste, un intérêt véritable; en voici le résultat :

Première grande internationale bicycles :

- 1er M. Terront

- 2ème M. Boyer, qui a fait une chute mais sans gravité aucune

- 3ème M. Etchegaray

Grande internationale tricycle :

- 1er M. Boyer, malgré que son guidon se soit cassé au deuxième tour

- 2ème M. Terront

- 3ème M. Etchegaray

Deuxième grande internationale bicycles :

- 1er M. Armengaud

- 2ème M. Boldorini

Course d'amateurs :

- 1er M. Pinsolle

- 2ème M. Laharrague

Les deux champions ont ensuite fait un match, dans lequel M. Laharrague a battu M. Pinsolle.

Course d'honneur :

- 1er M. Terront

- 2ème M. Boyer, roue dans roue

Les jeux d'anneaux, importés d'Espagne ont excité à un haut degré la curiosité de l'assistance.

Les courses à peine finies, l'excellent orchestre Dutournier, qui enlèverait les jambes rétives, s'il en était dans la jeunesse du Boucau et de Bayonne, donnait le signal du premier quadrille.

On dansait sous la très coquette salle en plein vent, des plus ingénieusement ornée à l'aide des branchages. Entrain inouï parmi les couples, qui ne faisaient trêve qu'une heure, pour prendre leurs repas, et repartir de plus belle après le feu d'artifice aux éblouissantes clartés de la lumière électrique. Toutes les maisons de l'avenue s'étaient mises en frais d'illumination.

Le petit bateau qui faisait la navette entre les Forges et Bayonne n'a pour ainsi dire pas désempli de toute la journée; de même les divers trains-tramways organisés par la Compagnie du Midi.

Le soir, au départ du dernier train force personnes se sont vues rester en détresse en gare, faute de place".

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Publié dans Histoire

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