Petite histoire de l'école des soeurs et du quartier des Forges (suite)...

Publié le par adolphine

"Il y a 35 ans !...


La guerre

1914 !... Date mémorable, partout du sang, partout des ruines, partout des larmes ! Nos fillettes déménageant à l'ouvroir, car l'école est devenue une ambulance...

Nos ouvrières reçoivent l'hospitalité au presbytère vide, puisque
 le cher aumonier est au front. Les blessés sont soinés avec un dévouement inlassable par l'infirmière en chef Soeur St Joseph, et quelques personnes dévouées.

Il sont là, nos braves bicots, goûtant les heures de paix après la bataille. Les écolières leur font souvent visite, mais nos noirs manifestent leur préférence pour les blondes. Tant de blancheur les attire. Aussi ce sont elles qui ont le privilèe de leur distribuer gâteries et cigarettes collectées.


La présentation

A cette époque se célébrait magnifiquement la fête de la présentation de la Vierge au temple. Ce jour-là, une fillette était charée de tenir le rôle de Marie. On choisissait la meilleure chanteuse.

Ses compagnes prétendaient même qu'on lui faisait gober 3 oeufs pour qu'elle eût plus de voix. Donc la petite Marie, toujours de blanc vêtue, s'avançait dans l'église vers une estrade préparée dans le choeur, suivie par une bande d'angelots. Ces derniers avaient été préalablement frisés par Soeur St Joseph "qui brûlait un peu l'oreille".

Le racieux cortège attirait tous les coeurs... Marie répondait au chant des jeunes filles de la Schola, puis parlait et priait au nom de toutes...


Coup d'oeil d'ensemble

L'atmosphère était fraternelle. On s'aimait beaucoup à cette époque... Mais il avait bien de l'espièglerie et de la dissipation. Mais aussi toujours beaucoup de déférence pour l'aumonier et les soeurs.

A ce moment-là, on punissait au pain sec... Donc elles n'étaient pas parfaites non plus nos grandes soeurs.


Encore un départ

C'est en 1920, celui de Monsieur Lamblin. Depuis le 8 décembre 1898, ce bon prêtre se dévouait inlassablement à la nouvelle paroisse.

Pour l'école, il était le soutien, le père. Très aimé de tous, mais surtout des enfants qui cependant le craignaient beaucoup. Il a laissé d'unanimes regrets... Il fut remplacé par Monsieur l'abbé Mora."


                                                                       à suivre...


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Publié dans Témoignages

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