Petite histoire de l'école des soeurs et du quartier des Forges (suite)...

Publié le par adolphine

Transformation

Vers 1930, l'école subissait quelque transformation nécessaire.

Installation du chauffage central, faite pendant l'année scolaire pour la plus grande joie des élèves qui contemplaient plus souvent les ouvriers que leur cahier.

Le nouvel asile était également inauguré et l'on était désormais plus à l'aise pour nos séances récréatives qui connaissaient un succès toujours croissant.


Moins de cheveux

Les cheveux sont coupés, les jupes sont arrivées aux genoux et les écolières ont des allures bien délurées, un peu garçon, mais bon garçon...

C'est le moment de la direction douce et maternelle de la Bonne mère Marie du Saint Sauveur. Des soeurs anciennes, il ne restait plus que Soeur Anne et Soeur Henri.

Toutes deux aimaient fort nous parler du bon vieux temps que nous venons d'évoquer et nous disaient que jamais nous n'aurions la valeur morale de nos mamans.

C'était un peu vrai à ce moment-là. Un souffle de folie passait de temps à autre. La bonne mère était souvent obligée d'intervenir, mais devant les larmes vraies ou feintes des coupables, la tendre mère levait les punitions.

Bien des fois nos jeunes maîtresses ont pleuré... et pourtant nous n'étions pas méchantes...

Au moment des fêtes nous avions le même enthousiasme que jadis pour fêter nos éducatrices. La même tendresse, la même ingéniosité pour leur préparer une belle journée.


Croisade

Pour mettre un frein à cette indiscipline, à cette légèreté, notre chère bonne mère avait décidé d'établir un groupe de Croisade Eucharistique à l'école.. Les adhésions furent nombreuses. Chacune eut à coeur de préparer sa consécration par une sagesse exemplaire.

Les petits billets, contrôle fidèle de nos journées étaient fixés à notre pupître... l'église ne désemplissait pas d'adoratrices fidèles...

Combien fût grande notre joie, le jour où nous fîmes une entrée sensationnelle dans l'église, en tenue de Croisées, bannière et fanion en tête.

Car notre belle bannière de N.D. des Forges, le fanion, le beau petit Jésus, sont les témoins de ces belles années de 1935 à 1939.

Depuis que nous étions croisées, nous avions notre messe mensuelle préparée avec beaucoup d'amour, nous y consacrions nos récréations... et le premier dimanche du mois, nous étions toutes là, coiffés de notre béret blanc.

La chère soeur Marie nous dirigeait. C'était notre bon ange du moment...

De cet heureux temps, date aussi la fête de la Sainte Enfance si appréciée..."


                                                                               à suivre...

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Publié dans Témoignages

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