Petite histoire de l'école des soeurs et du quartier des Forges (suite)...
"Fête familiale
C'était bien une fête familiale que celle de la Bonne Mère... Touchante tradition inaugurée par les aînées et suivi fidèlement au cours des années.
Chaque élève avait à coeur d'apporter à sa bonne Mère un modeste tribut de sa reconnaissance. Les choses les plus diverses apparaissaient : gâteaux, figues, chocolat, vin bouché, et même des volailles...
C'est ainsi qu'une fois un canard portant au cou un splendide noeud de ruban vint égayer la petite société de ses coin-coin désespérés. Pauvre bête, son noeud de cravate le gênait, il aurait été plus à l'aise dans sa mare boueuse.
Les jours de l'an et du mardi-gras étaient les dates des séances récréatives. Pour la semaine sainte, chaque élève apportait qui sa petite bougie, qui son paquet entier, pour la décoration du reposoir. Encore un geste qui sera renouvelé au cours des année qui suivront.
Du sérieux
Le gendarme
C'est ainsi que l'on appelait communément Mademoiselle Virginie, la première cuisinière des chères soeurs. C'était la terreur des garçons particulièrement.
On entendait sa voix grondeuse leur dire : "Ah ! tu as les mains sales; viens ici que je te les lave avec la brosse en chiendent". Son bonnet blanc devait être souvent en bataille...
Les Petits
Avant de clore cette période, il faut bien ouvrir une parenthèse pour les tout-petits de l'Asile. Ils sont toujours très nombreux. Leurs petites voix éveillaient les échos des alentours.
Le bon frère Jacques a dû aussi bien souvent de réveiller pour sonner les "matines" comme l'y invitait ce cher petit monde.
Avec une patience angélique, la chère soeur leur apprenait leurs premières lettres. Ils comptaient sur un boulier aux multiples couleurs qui ont ravi les petits de tous les temps."
à suivre...