Petite histoire de l'école des soeurs et du quartier des Forges (suite)...

Publié le par adolphine

"Les Offices

Pas d'église encore. Une petite chapelle était aménagée dans l'école même.
Deux fois par semaine Monsieur le Curé de Tarnos venait y dire la messe. Et au retour, il allait faire sa petite partie de boules à la "Ste Martaine" après s'être débarrassé de son encombrante soutane...

Malgré cette absence de prêtre attaché à la Cité, les dimanches étaient bien sanctifiés. A 2 heures les enfants psalmodiaient les vêpres de la vierge, récitaient le chapelet, les invocations. Puis c'était la sortie hâtive pour passer ensemble un bon après-midi, au cher patronage déjà en vigueur.


Le Patronage

Les jours de beau temps, on faisait de longues promenades. La mer attirait toujours beaucoup.

Les jours de pluie on restait jouer sous le préau, on sortait les jeux : dominos, lotos, jeu de tonneau, le croquet.
D'autres chantaient, faisaient des rondes. On dansait aussi, accompagnées au "bibi" par une soeur. Au moment des valses, les jupes remontaient au-dessus des mollets, et on voyait les soeurs se précipiter derrière les danseuses pour abaisser leurs jupes...

L'entente était des plus cordiales, ce qui n'empêchait pas des petits clubs de se former pour la causette.


Vêpres à Tarnos

De temps à autre, les chères soeurs annonçaient après la messe que l'on irait aux vêpres à Tarnos... joie générale.

Bien avant l'heure fixée tout le monde était à l'école. On partait bien sagement chacune emportant sa petite collation.

A l'église des places étaient réservées à tout ce petit monde du côté de l'autel de la vierge. On assistait pieusement à la cérémonie puis on sortait en hâte.

Deux marchandes attendaient aux portes de l'église, offrant leurs alléchantes marchandises aux langues gourmandes. Il y avait des sucres d'orge, des bonbons, des gâteaux, et surtout, surtout... le résa, petite méture sucrée fort appréciée. Hum ! Etait-ce aussi bon que nos choux à la crème ?

Après avoir fait leurs achats, leur gourmandise satisfaite, ces demoiselles prenaient leur collation, se détendaient un peu, puis deux à deux, en silence, on reprenait le chemin du retour.

Les élèves accompagnaient leurs maîtresses jusque chez elles. Du reste, elles étaient attendues pour la récitation en commun de l'Angélus.

Puis on se séparait sur un joyeux et retentissant : "Bonsoir Chères Soeurs, à demain Chères Soeurs !"


                                                                          à suivre...

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Publié dans Témoignages

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