Petite histoire de l'école des soeurs et du quartier des Forges...

Publié le par adolphine

Voici en quelques articles, l'histoire de l'école des soeurs de la Sagesse et du quartier des Forges, histoire tirée d'un journal de mars 1946 nommé "Amicale des Anciennes Elèves de Notre Dame des Forges"...


Rapport présenté à la première réunion par le secrétaire...


"La création d'une usine dans un tout petit coin des Landes a donné naissance, il y a quelques ans à une cité ouvrière, particulièrement florissante de nos jours.

Il est intéressant de remonter bien haut, au moment où cette nouvelle cité ouvrière prenant de l'extension, voit la nécessité d'établir une école.

Le local est vite trouvé, ce sera un restaurant, en plein coeur de la cité, qui cèdera le pas à la maison d'éducation.


Arrivée des soeurs

Le 2 octobre 1884, la Direction des Forges est réunie dans la nouvelle école pour recevoir les quatre religieuses annoncées.

Elles arrivent, les bonnes religieuses, animées d'un esprit de zèle qui ne s'est guère amoindri au cours des années suivantes.

Des regards curieux et bienveillants les dévisagèrent, et nous devinons sans peine qu'elles devaient être bien émues... Dans le décor austère des pignadars (alors dans toute leur splendeur), le costume clair met une note combien attrayante.

La bonne mère St Pierre, soeur Agathe-Ange, soeur Honoré et soeur Clémentine se mirent rapidement au travail...

Dès l'ouverture des classes, un petit essaim joyeux de filettes et de garçons accourut. Les petits coeurs battaient bien fort sous les sarreaux neufs. Que seraient ces dames à chapeau blanc ?

Mais la connaissance fut vite faite et dès la fin du jour, on était les meilleurs amis du monde. Les premiers jours restent un peu sans histoire. Les notes affluent 4 ans après avec la nouvelle supérieure  soeur Alphonse. Nous la voyons, imposante, le regard sévère, mais le coeur sur la main. Ses élèves louent sa justice et sa bonté.

Auprès d'elle, nous voyons les sages petites filles qui étaient vos mamans. Les robes au-dessous du mollet, les grandes nattes, ou le petit chignon donnaient un air bien grave à nos petites bonnes femmes de 12 ou 13 ans...


Les classes

Elles étaient organisées comme de nos jours avec les mêmes heures de prières, travail, récréation. Une seule différence, un silence absolu ! Hum ! Est-ce si sûr que cela ? Ou bien alors on se réservait pour plus tard ?"


                                                                                   à suivre...

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Publié dans Témoignages

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