Témoignage de Joseph Oger : histoire du mouvement syndical aux Forges de l'Adour de 1907 à 1920 (suite)

Publié le par adolphine

"Là, nous nous sommesretrouvés et le lieu de l'action, les anciens combattants qui n'avions pas bénéficié de la réquisition à l'usine presque tous des anciens marins : Ortet Gérard, les frères Lafaurie, Artigouha Jean, Barranque René, Lassus Henri, Perse Maurice.

Garrabé et Luc qui avaient repris les fonctions de secrétaire du syndicat des Forges qui s'était grossi de 80% des ouvriers des Forges.

Aux Forges de l'Adour, le syndicat se bagarrait avec la direction pour l'application de la journée de 8 heures votée par les députés le 25 avril 1919. L'action du syndicat des Forges avait des répercussions sur les travailleurs bayonnais qui prirent la direction du Bureau syndical sis au bas de la rue Maubec.

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Au sommet de la CGT, la lutte était chaude entre les militants qui pendant la guerre avaient soutenu avec Jouhaux en tête, la politique des gouvernements et les contestataires qui suivaient les : Midol, Monmousseau, Sémart du syndicat des cheminots du PLM,  Monatte du syndicat du Livre et autres dont le couple Madou instituteurs à Marseille.

Cette lutte avait des répercussions à la base, à Boucau Tarnos les deux tendances s'affrontaient avec âpreté, la tendance Jouhaux avec Désarménien en tête de liste, Viro, les frères Perrin, la tendance révolutionnaire menée par Garrabé, Luc, Perse Maurice, Ortet Gérard, les frères Lafaurie, Darjo, Hargous (le forgeron), Darricarrère, Artigouha Jean, Oger Joseph, Maurin etc...

A ce moment là le vent de la Révolution Russe soufflait sur l'Europe, la 3ème internationale à direction communiste étendait ses ramifications par ses comités d'adhésion à la 3ème internationale. Pour ce qui me concerne, j'avais donné mon adhésion à un Comité de la 3ème internationale à Toulon alors que j'étais encore militaire.

Cette agitation entre les différentes tendances de la CGT a duré jusqu'à la grande grève générale du 1er mai 1920.

Là, il y a eu la scission. Jouhaux a gardé ses cadres militants et les minoritaires ont crée la CGTU.

A partir de ce moment là, les deux grandes centrales syndicales de la base au sommet s'affrontèrent avec beaucoup de vigueur.

Il n'est pas possible de clore le chapitre du mouvement syndical aux Forges de l'Adour avec ses répercussions dans la région sans parler des paysans, les "piques tarocs" au cours de la période 1919-1920.

à suivre...

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Publié dans Témoignages

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