La fermeture des Forges de l'Adour vue par la Compagnie (suite)...
Conférence de Presse du 6 juin 1963 sur la Conversion de l'usine du Boucau (Forges de l'Adour) - suite...
L'étude d'une modernisation sidérurgique
Ces deux possibilités ont été longuement étudiées par nous et discutées avec les Pouvoirs Publics. Nous allons les examiner l'une et l'autre, en indiquant les raisons pour lesquelles il n'a paru possible de réaliser ni l'une ni l'autre.
Faut-il insister sur le fait que notre première pensée, en présence du problème économique et social à résoudre au Boucau, a été de chercher - et de façon approfondie - la solution dans la voie la plus normale qui s'offrait à nous, c'est à dire dans la voie de la sidérurgie.
Ceux qui, sans posséder toutes les données techniques du problème et sans en avoir examiné tous les aspects, affirment qu'il est possible de maintenir une activité sidérurgique au Boucau et qu'on doit le faire, se livrent vraiment à un jugement ou à une affirmation un peu sommaire.
Si nous avions conçu le moyen et la possibilité de conserver en marche une de nos usines dans le cadre de son activité traditionnelle, nous ne l'aurions pas laissé échapper.
Les projets de modernisation sidérurgique envisagé
Nous avons donc tout d'abord essayé, sans bouleverser le cadre de notre usine, de la moderniser en utilisant les progrès de la technique moderne.
Les études faites par nos techniciens durant les années 1960 et 1961 ont abouti à une formule intéressante, qui présentait le gros avantage de permettre de conserver nos hauts-fourneaux malgré leur petite taille, en valorisant au mieux leur production, tout en n'entraînant au total qu'une dépense d'un montant raisonnable.
Sans entrer dans tous les détails techniques, je dirai que les lignes de force de cette solution étaient, d'une part, la construction d'une grande fonderie de lingotières utilisant la fonte des hauts-fourneaux et, d'autre part, l'installation d'une coulée continue aui, en raccourcissant le circuit de laminage, devait permettre un gain appréciable sur le prix de revient actuellement trop élevé de nos produits laminés...
à suivre...