La fermeture des Forges de l'Adour vue par la Compagnie...

Publié le par adolphine

Voici un document issu de la Compagnie des Ateliers et Forges de La Loire... il s'agit d'une conférence de presse en date de 1963 donnée par l'usine à propos de la fermeture des Forges...


COMPAGNIE DES ATELIERS ET FORGES DE LA LOIRE

Conférence de Presse du 6 juin 1963 sur la Conversion de l'usine du Boucau (Forges de l'Adour)

C'est dans les tout derniers jours de l'année 1961 que les Pouvoirs Publics et la Compagnie des Ateliers et Forges de La Loire, après avoir étudié en commun pendant plusieurs mois la situation de l'usine du Boucau et son évolution probable, conclurent, en plein accord, à la nécessité de fermer cette usine, qu'on appelle communément dans la région les "Forges de l'Adour" et dont nous rappelons qu'elle est située à quelques kilomètres de Bayonne, à cheval sur le département des Landes et celui des Basses-Pyrénées.

Il fut alors décidé que cette fermeture devrait être complètement achevée pour la fin de l'année 1964. On disposait donc d'un délai de 3 ans, s'étendant sur les années 1962, 1963 et 1964 pour prendre des mesures permettant de pallier les conséquences sociales de cet arrêt.

C'est eneffet une décision grave que de fermer une  usine qui fait vivre 1500 travailleurs et leur famille, dans une région peu industrialisée et où par conséquent les possibilités de retrouver un emploi se révèlent très faibles sinon quasiment nulles. A ce problème du personnel, s'ajoute, bien entendu, celui de tout le contexte local et notamment du commerce qui vit grâce aux salaires des travailleurs de l'usine. Sans chercher à faire une évaluation exacte, on peut sire que la décision de fermeture impliquait un problème de subsistance pour plusieurs milliers de personnes.

On comprend les réactions d'angoisse, d'inquiétude que cette décision a fait naître. On comrend aussi que nous ayons dès le départ considéré ce problème social avec toute l'attention qu'il mérite et avec la volonté de le résoudre.

Entre l'impératif économique qui commandait l'arrêt de l'usine et le désir de conserver un emploi à notre personnel, il y avait une solution de conciliation : c'était de créer des activités nouvelles, dans des usines dont l'avenir soit mieux assuré.

Cette voie devait permettre non seulement de maintenir au travail les effectifs actuellement à l'usine, mais aussi de penser aux générations montantes en leur donnant un outil de travail moins précaire...


                                                             à suivre...

 

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Publié dans Histoire

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