Quelques militants syndicaux et politiques issus des Forges de l'Adour...

Publié le par adolphine

Joseph BIARROTTE 

biarrotte.jpgNé à Boucau (Basses-Pyrénées) le 3 février 1896,
Joseph Biarrotte était le neveu de Maxime et Joanny Perrin qui créèrent, en 1897, le premier mouvement syndical à Boucau-Tarnos, "la chambre syndicale de l'union métallurgique".

D'abord apprenti bourrelier, il entra aux Forges de l'Adour où il devint ouvrier machiniste. Réformé en 1914 pendant la durée de la guerre, il travailla aux Forges. 

Il s'inscrivit au Parti socialiste en 1915 ; ses sympathies allaient aux "minoritaires" et, en 1917, il participa au renouveau syndical. 

Après les scissions, il adhéra au P.C.F. et à la C.G.T.U.. Il fut élu conseiller municipal de Tarnos (Landes) et adjoint au maire le 10 mai 1925 ; il fut reconduit dans ses fonctions en 1926 et en 1929. 
La même année, déjà membre de la commission exécutive de la 12e Région unitaire, il fut désigné pour siéger au Comité régional (région pyrénéenne). 
Il se présenta aux élections du conseil d'arrondissement de 1934 dans le canton de Saint-Martin-de-Seignanx (Landes), contre le socialiste Marcel LOUSTALOT
et obtint, avec 870 voix, 41 % des suffrages exprimés. 
Après les élections municipales de 1935 il fut élu maire de Tarnos et le resta jusqu'en 1939.

Révoqué le 19 octobre 1939, il fut arrêté. Libéré en 1941, il participa à la reconstitution du P.C.F.; de nouveau arrêté (par la Gestapo) il fut déporté à Buchenwald. 
À son retour, Joseph Biarrotte fut réélu maire de Tarnos en 1947 et exerça son mandat jusqu'en 1971.

SOURCES : Arch. Dép. Landes, 3 M 501, 503, 658, 663, 669 et 5 Ms 167. -- L'Étincelle. -- Interview de J. Biarrotte, novembre 1974. JC Paul Déjean - Remerciements JP Cazaux pour le prêt de ses archives.



Jean BEBE 

jeanbebe.jpgIl est né à Orx (Landes) le 30 novembre 1882 ; mort à Tarnos (Landes) le 19 janvier 1961.

Fils d'agriculteur, devenu ouvrier aux Forges de l'Adour, Jean Bébé adhéra en 1910 au Parti socialiste S.F.I.O. et à la "Société syndicale de l'Union métallurgique du Boucau".

Renvoyé de l'usine après les grèves de 1920, il vécut dès lors de l'exploitation d'une petite propriété à Tarnos.

En 1921, il s'inscrivit au Parti communiste dont il fut durant une dizaine d'années dans la région landaise, un des dirigeants les plus en vue. 
Il fut candidat aux élections législatives d'avril 1928 dans la circonscription de Dax (Landes) et recueillit 1 174 voix soit 6 % des suffrages exprimés.

Conseiller municipal (1923-1935), maire de Tarnos (1926-1930), ses qualités "d'honnête homme sans ambition politique", sa gestion des affaires municipales consolidèrent l'influence du Parti malgré crises et difficultés locales et l'évidente opposition des autorités préfectorales : à deux reprises (1925 et 1926) le conseil de préfecture cassa les élections municipales ; chaque fois la liste du Bloc ouvrier-paysan conduite par Jean Bébé fut facilement réélue. 

En juillet 1930, il fut révoqué de ses fonctions de maire à cause de son action en faveur des grévistes des Forges, attitude qui lui valut en septembre une condamnation à trois mois de prison pour "entraves à la liberté du travail".

Après 1931-1932, il milita aux Comités de défense paysanne.

SOURCES : Arch. Nat. F7/12763. -- Arch. Dép. Landes, 3 M 180-181-491-495. -- Arch. Mun. Tarnos. -L'Étincelle - JC Paul Déjean - Remerciements JP Cazaux pour le prêt de ses archives

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Publié dans Histoire

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