Quelques militants syndicaux issus des Forges de l'Adour...
Jean CAZADE - Né le 18 août 1866 à Pontox-les-Forges (Landes) ; mort le 24 mai 1944 à Boucau (Basses-Pyrénées)
Fils d'agriculteur, Jean Cazade entra, après le service militaire, aux Forges de l'Adour et devint ouvrier tourneur.
Avec les frères Perrin, il fut un des fondateurs (1896) de la chambre syndicale de l'Union métallurgiste.
En février 1900, il créa la Maison du peuple, coopérative qui avait pour objet l'achat en gros et au comptant de tous les articles de ménage et de consommation et leur répartition entre les membres au prix de revient.
Après les élections de 1912 il entra avec l'étiquette de radical socialiste au conseil municipal de Boucau.
Pendant la guerre, affecté aux Forges de l'Adour, Jean Cazade évolua vers le Parti socialiste S.F.I.O. et soutint le courant minoritaire : en 1919 il fut élu conseiller municipal sur une " liste socialiste unifiée ", réélu en juillet 1920 (après la dissolution du conseil).
En 1921 il adhéra au Parti communiste. Spécialiste de la gestion des affaires communales il siégea jusqu'en 1939 au conseil municipal de Boucau. Il fut déchu de son mandat en octobre 1939 après la signature du Pacte germano-soviétique.
SOURCES : Arch. Dép. Basses-Pyrénées, 1 M 31 et 6 M 152. -- Témoignage de Jeanne Cazade, 8 novembre 1974. Remerciements à JP Cazaux pour le prêt de ces informations.
Martin LANDABOURE - Né le 24 février 1898 à Tarnos (Landes), frère d'Etienne LANDABOURE. Militant socialiste.
Apprenti, puis ouvrier forgeron, Martin Landaboure fut ouvrier aux Forges de l'Adour à Boucau-Tarnos après la guerre qu'il avait faite comme ambulancier.
En 1924, il entra à la Compagnie des chemins de fer du Midi.
A la même date, sous l'influence de Joseph Désarménien, il s'inscrivit au Parti socialiste et jusqu'en 1939 assuma le secrétariat de la section SFIO du Boucau (Basses-Pyrénées).
Dans cette commune ouvrière où la municipalité était communiste, cette section était composée de cheminots et les relations étaient difficiles avec le rayon communiste, malgré les responsabilités exercées par les deux frères, comme en témoignent les articles rédigés par Martin Landaboure et publiés par "Le Travail", hebdomadaire de la fédération SFIO des Basses Pyrénées.
En septembre 1939, Martin Landaboure essaya, en vain, d'obtenir de son frère une condamnation du Pacte germano-soviétique.
Pendant l'occupation, Martin Landaboure fit partie du réseau "Ceux de Libération"; il fut, sur le plan local, vice-président du Front National.
Conseiller municipal d'Anglet (Basses-Pyrénées), responsable CGT-FO après 1947, il fut candidat malheureux aux élections législatives dans les Basses-Pyrénées et aux élections municipales du Boucau.
Il abandonna, à la retraite, toute responsabilité politique et syndicale.
Source : Le Travail - Interview de Martin Landaboure, novembre 1973 - Remerciements pour le prêt de ces informations : JP Cazaux.