Conférence sur les mouvements sociaux aux Forges de l'Adour de 1897 à 1936 (suite) ...

Publié le par adolphine

" Deuxième grève 

Du 16 octobre au 11 décembre la totalité des 2135 ouvriers des Forges soutiennent une grève très dure. 
Les ouvriers du Four Martin depuis le 13 avril demandent une prime fixe de 2 F par jour. Le 16 octobre ils cessent le travail sans préavis. La Direction déclare alors démissionnaire tous les ouvriers qui n’auront pas repris le travail le 18 octobre. Ce qui se produit.

Le 18 octobre le syndicat vote une grève de solidarité de 1 h pour tout le personnel. Le 21 octobre les 1200 ouvriers présents aux Forges suspendent le travail sans préavis entre 11 h et 12 h et demandent une augmentation de 5,95 F de l’indemnité journalière. La direction inflige une mise à pied de 24 h par roulement de chaque gréviste.

Le syndicat demande à être reçu pour discuter des causes du conflit et que si les pourparlers ne sont pas entamés, ils prévoient une grève générale pour le lendemain. C’est une fin de non recevoir que donne la direction qui refuse de discuter avec ceux qui font des grèves sans préavis.

Dans la nuit du 21 au 22 octobre sentant la grève imminente l’ingénieur principal à la fabrication décide de faire mettre la charge d’arrêt dans les hauts fourneaux et de débrancher les arrosoirs à eau, ceci pour éviter que l’arrêt de travail ne tourne au sabotage.

La totalité des ouvriers quittent l’usine à 23 h

Le bruit a couru de la soviétisation de l’usine autrement dit les grévistes se seraient rendus maître des bâtiments dont ils auraient expulsé les directeurs.

 

Déroulement de la grève

Du 16 octobre au 18 novembre

La CGT envoie un émissaire pour traiter avec la direction.

Conditions de reprise des ouvriers 

  • Pas de sanctions pour fait de grève
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  • Supplément d’indemnité journalière de 5,95 F
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  • Paiement des journées de grève.
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La Direction propose :

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  • La reprise aux conditions en vigueur le 16 octobre
  •  

     

  • Annonce de coupes sombres dans le personnel estimant criminelles les conditions dans lesquelles le travail a été arrêté.
  •  

     

  • Le 29 octobre la direction décline l’offre de médiation du juge de paix de St Martin. Elle refuse de parler avec les grévistes, elle n’a aucune concession à leur faire, elle veut reprendre les ouvriers de son choix
  •  

 

Bien que le calme ait été total jusqu’au 18 novembre, et que les manifestations se soient déroulées sans incident, progressivement les deux communes sont quadrillées par 80 hussards de Tarbes, 89 gendarmes dont 14 à cheval. 28 gendarmes montés sont en réserve à Bayonne.

                                                                           
                                                                              à suivre...

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Publié dans Conférences

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